Suite à notre visite à Saint-Lazare, le 10 juin dernier, nous vous présentons un compte rendu (texte et photos)
(Les photos sont de Geneviève Gauthier/CIEJBM)
Il faut également souligner le travail de notre secrétaire Lucille Savoie qui s’est démenée pour préparer cette visite. Merci Lucille.
La visite à Saint-Lazare
En ce samedi matin tant attendu du mois de juin, le ciel était tout bleu, le soleil brillait déjà et l’air frais nous annonçait une journée idéale pour cette rencontre champêtre. Chaises de jardin, contenants pour le pique-nique, quelques rafraichissements, gants de travail , le tout est placé dans le coffre de l’auto. C’est le départ; le GPS nous dirige vers l’autoroute Métropolitaine ouest. Puis, après avoir traversé la grande ville de Montréal, en ce samedi matin, nous parvenons, après 45 minutes de route, de l’autre côté du pont de l’Île-aux-Tourtes, tout près de Vaudreuil. Nous y sommes; c’est le petit village, là-bas. Il est 10h30 a.m. La journée s’annonce encore plus belle et nous serons une quarantaine de visiteurs.
L’entrée de leur domaine nous subjugue. Une grande allée en serpentin, sillonnée de lampadaires où prennent place des îlots de fleurs, des plates-bandes de pivoines, enjolivées de magnifiques arbres matures, nous conduit à la résidence principale. Là, au fond, nous découvrons les bâtiments: une grande maison blanche, l’atelier de travail et le garage. Les propriétaires Céline et David nous accueillent avec joie et enthousiasme sur ce site enchanteur. Deux membres du Club Iris, Alain Claude et John Foley, assurent le stationnement des visiteurs à l’avant du domaine. On sent déjà que la fébrilité des participants atteint tout le groupe. Nous nous regroupons derrière la maison.
Le président du Club Iris, Normand Rosa, entouré des “seigneurs” du lieu, Céline et David, remercie les propriétaires de nous accueillir.
Nos charmantes hôtesses, Céline et Ariane.
(Telle mère, telle fille!)
Céline nous donne les directives; notre visite sera subdivisée en trois étapes: le jardin floral, le pique-nique et les bonsaïs. Il y aura deux groupes qui seront animés; l’un par Céline et l’autre, par David.
Le jardin de Céline Arseneault
Une partie du groupe se dirige avec Céline pour arpenter ses plantations à l’entrée du domaine de 7 âcres. D’abord, elle nous introduit sur sa façon de séparer ses plantations dans des îlots. À droite, des pivoines et à gauche, des Iris et au centre, des dahlias.
L’identité des plantes
Céline, botaniste de formation, a pris un soin particulier à identifier ses propres plantes. Méthodique et ordonnée, elle s’applique à vérifier l’identité de ses acquisitions; elle en fait ensuite l’inventaire et l’étiquetage sur le terrain.
Céline comme scientifique a identifié chez elle chaque plante à l’aide d’une étiquette imprimée, résistante aux intempéries. Ces étiquettes sont attachées au bas du plant ou aux racines. On peut y lire : le genre, l’espèce, la variété et le cultivar.
La date de plantation ou d’acquisition. Exemple
« Moon of Nippon » C’est le coup de cœur de Céline publié le 17 avril 2023 par la Société québécoise de la pivoine[4]. Elle rajoutera :
« Dans la plate-bande où elle s’épanouit, la pivoine ‘Moon of Nippon’ offre au vent la légèreté de ses pétales blancs lumineux entourant un coeur de staminodes jaune d’oeuf. Cette hybride de Paeonia lactiflora, une création de l’Américain ». Le nom de l’hybrideur est Robert W. Auten et elle fut hybridée en 1935.
Ses caractéristiques sont les suivantes : Largeur : 90 cm / 36” / 3′. Hauteur: 90 cm / 36” / 3′. Exposition : ensoleillé – mi-ombragé –
[1] Les photos sont de Geneviève Gauthier, CIEJBM
[2] Édith Morin – Nomenclature des plantes. Jardin botanique de Montréal – Espace pour la vie – Article de la Revue Quatre-Temps
[3] Linné publie le 1er mai 1753 sa Première édition de « Spécies Plantarum » en deux volumes, où l’on retrouve les deux mots qui décrivent la plante soit : le genre et l’espèce; le tout est décrit en latin.
[4] https://www.pivoinequebec.org/author/celine
La 1ière visite: Le Jardin de Céline



Nous nous retrouvons autour des tables pour un pique-nique (Déplacez la souris sur la photo = ZOOM)





Au dîner,
Le Club Iris présentait un gâteau (Lise Miron) pour 48 personnes; on invitait nos hôtes à séparer le gâteau et à distribuer le tout. Par la suite, le CIEJBM offrait des souvenirs à Céline, une bouteille de vin français, rouge et à David, des bouteilles de dégustation SAKE ainsi que de petits gobelets à sake, (Alain Claude).




Un spécial pour notre groupe: une visite de la maison
Les collectionneurs dans l’âme possèdent de très beaux meubles antiques, des tableaux, des peintures, des vases et des masques. La maison se compose d’une grande cuisine, deux salons, un petit et un grand, une immense table à dîner en bois pour 12 à 14 personnes, une bibliothèque importante et une immense chambre des maîtres. Le deuxième étage est réservé à sa fille Ariane en attente de son visa pour les É. – U. (Notes– le chat OREO ! )

David et John
2e visite à l’horaire: les bonsaïs de David Easterbrook
Le « sense » ou grand maître du bonsaï, David a mérité d’être reconnu par ses pairs tant par ses techniques, ses ateliers, ses conférences et par sa collection de bonsaïs.
Horticulteur de profession, c’est en 1983 que David prend officiellement en charge la collection de bonsaïs du Jardin botanique. Passionné par son art, il ira même en stage au Japon pour parfaire ses techniques et s’imprégner de l’esprit.
À sa retraite, David a créé chez lui sa propre collection d’ “arbres en pot ” et a structuré son atelier de travail. Il compte plus de 800 bonsaïs.
De plus, avec son fils, il produit des vidéos qui sont disponibles pour les membres de la Société de bonsaïs et penjings du Québec ainsi que sur You Tube.
Collection
Depuis sa retraite David a développé sa « collection québécoise » d’abord avec des feuillus puis, en vieillissant, il s’est attaché plus spécifiquement aux conifères de chez nous.
Enfin de compte, travailler les bonsaïs c’est aspirer à atteindre le « wabi-sabi ».
Le concept « wabi-sabi »
Wabi-sabi est une notion japonaise désignant un concept esthétique ou une disposition spirituelle, dérivé de principes bouddhistes zen, ainsi que du taoïsme.
Le wabi-sabi est composé de deux vocables:
wabi : représente la solitude, la simplicité, la mélancolie, la nature et même la tristesse; en fait, c’est la plénitude et la modestie.
sabi : évoque l’altération par le temps, la décrépitude des choses vieillissantes, la patine des objets, le goût pour les choses vieillies, etc, tetc… C’est une sensation où l’on peut déceler le travail du temps ou des hommes.
Voilà donc l’état dans lequel le bonsaïste , le « sense » de Saint-Lazare, vit !
Conclusion
En terminant cette visite, dans un milieu rural où l’on prend contact avec la nature, le déplacement en valait vraiment la peine. D’abord rencontrer des gens passionnés et surtout entrer dans leur domaine et goûter la vie à la campagne dans un milieu tout à fait exceptionnel … C’est le bonheur rêvé de tout retraité !
Pour des citadins qui ont émigré vers la campagne, c’est un nouveau mode de vie et de nouvelles habitudes qui rend les gens HEUREUX .
Enfin, nous remercions Céline et David de leur chaleureux accueil et de leur générosité. Nous vous rappelons que vous pouvez toujours voir les arrangements de Céline sur son site Facebook
https//www.facebook.com/celine.arseneault.18?locale=fr_FR
https://countryhomeandblooms.com/
https://www.pivoinequebec.org/author/celine
Le président (Normand Rosa) et le président sortant (Maurice Beauchamp) étaient satisfaits de cette visite mémorable chez Céline et David à Saint-Lazare.

Aimez le monde comme vous-même. Alors seulement, vous pourrez vous occuper de tout le reste Lao Tseu















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