Histoire de familles

 

Nous rapporterons tous les événements importants relatifs aux familles de nos membres: naissance, graduation, mariage, etc, etc…
 
 1-L’Homme et l’arbre

Un geste symbolique

Aujourd’hui, dans cette nouvelle page, nous voudrions souligner un geste symbolique qui fut posé dernièrement par notre président, monsieur Maurice Beauchamp.En mai dernier, lors du Rendez-vous horticole,  au kiosque de l’ARJBM, les bénévoles offraient des végétaux, des plants en fleurs et des petits arbres nommés « Ginkgo biloba ».  À notre grand étonnement, notre président acheta deux de ces petits arbres. Nous nous demandions bien ce que Maurice allait faire de ces plantules?Et bien, tout dernièrement (novembre 2014) Maurice Beauchamp, arrière-grand-père de deux magnifiques enfants (Emerik et James ) dont les parents sont ses deux petites filles (Miriam et Sonia),  offrait un arbre aux nouveau-nés. Cet arbre, appelé aussi « l’arbre aux quarante écus*  » a la propriété de très bien s’adapter dans la ville. Notons que cet arbre existait déjà 40 millions d’années avant l’apparition des dinosaures !  Il n’y a pas d’insectes qui l’attaquent; il supporte très bien la pollution des villes et de plus, il a un très beau port. Ses feuilles sont des aiguilles collées ensemble; il fait donc partie de la famille des conifères. Au printemps et à l’été les feuilles  de cet arbre sont de couleur vert pâle à vert foncé puis, à l’automne, les feuilles deviennent ocres et au premier grand froid, toutes les feuilles tombent d’un même souffle. Une fois adulte, le Ginkgo se taille en forme d’oeuf.
 
Au printemps et en été La feuille du conifère
En automne
C’est un botaniste écossais du nom de John Claudius Loudon (1783-1843) qui relate l’histoire sur  l’origine du terme de l’arbre aux quarante écus (Arboretum and Fruticetum Britannicum, vol. IV, p. 2096).  Il  écrit que lors d’une visite à Londres en 1780,  un horticulteur amateur français du nom de Pétigny découvre cinq Ginkgos dans un pot; ce sont  de petits arbres issus de graines importées du Japon. Le propriétaire exige un prix exorbitant et consent, « after an abundant déjeuné and plenty of wine »,  à les vendre au prix de 25 guinéas  ( 40 écus ou 120 francs ou 40 « crowns ») l’ensemble.  Pétigny regagne la France avec ses arbres  rares qui, dit-il, lui avait coûté une fortune soit 40 écus ! L’horticulteur amateur en donna un, au Jardin des Plantes et en 1834, il avait atteint 40 pieds mais ne fleurissait pas. (Le premier à fleurir  en Europe est à Kew en 1795)
Le journaliste Pierre Gingras, souligne dans son article que la plupart des vieux gingkos bilobas qui poussent en France sont issus des arbres de Pétigny (J. C. Loudon).  Suite à cette histoire, l’expression   « arbre au  40 écus » a traversé le temps est encore en vigueur aujourd’hui. Notons que selon  The Gardener’s Magazine, and Register of Rural and Domestic Improvment, vol 12,  1836, p. 266, par John Claudius Loudon, il y aurait eu plantation de Ginkgos, à Paris, en 1790, au parc Monceau. Ont-ils survécu à la Révolution française ou à la modernité ?
 
Voici donc les photos prises par André Paillé (ARJBM) rappelant ce geste:
          
 Maurice et Apollo Sonia, Nicholas et le bébé James 
 Maurice préparant le terrain   Maurice, Sonia, Nicholas et Yvette
Photo de 4 générations: le bébé Emerik (4e génération), la mère du bébé  Miriam (3e génération) et son mari Apollo, la grand-maman Danièle (2e génération) et l‘arrière grand-père Maurice  (1ere génération).P.S.- Une nouvelle coutume pour les québécois: pourquoi ne pas offrir un petit arbre en visitant des amis, des enfants et petits enfants.
« Il faut planter un arbre au profit d’un autre âge »
Caecilius Statius
 
Ne vous inquiétez pas si vous n’êtes pas reconnu, mais efforcez-vous d’être digne de reconnaissance Abraham Lincoln