7-Remerciements

À la suite de l’hommage rendu à Jean-Pierre et Jacques, ces derniers  prenaient la parole pour remercier tous les gens et donner leur état d’âme sur le Jardin.

 

Pierre Bourque, Louise et Jean-Pierre Bellemare

Remerciements de Jean-Pierre Bellemare (NDLR – ou “Ode au Jardin de Marie-Victorin”)

Aujourd’hui, 9 décembre 2021

Nous sommes réunis telle une ancienne famille unique unie par ces belles années. Madame Anne Charpentier, directrice du 2e Jardin botanique reconnu officiellement au monde. Monsieur Pierre Bourque ex-directeur qui fut maire de Montréal.

Chers collègues et amis précieux.

Les Indiens des plaines disent avec recueillement ces paroles : « Les os de nos frères blanchissent la terre ; souvenons-nous d’eux ».  Cette année des collègues sont décédés : Marcel Lefebre (serres), Trefflé Courchesne (serres) Pierre Laporte (concepteur hors-pair) et Jacqueline, l’épouse de notre ami Émile.

Au Jardin de Marie-Victorin

Il y a vraiment une grâce bien particulière dans le Jardin de Marie-Victorin.

Après plus de 4 décennies, ce “coin de paradis”, je le vois d’une façon bien particulière ou plutôt d’un oeil rempli de douceur. Jardin de Paix… D’où émane cette paix?

Les roses et d’autres végétaux ne s’épanouissent pas plus largement qu’ailleurs; les oiseaux n’y chantent pas sur d’autres notes… Alors dites-moi pourquoi s’y sent-on heureux, la paix dans l’âme. On ne sait trop, le fait s’impose ; on est bien !

Sans doute à ce parfum d’autrefois, du temps des “pionniers d’alors” qui, en bêchant ce sol de Rosemont y déposaient quotidiennement  ces sueurs si précieuses, croyant qu’en des jours meilleurs, un oasif bien particulier y verrait le jour.

Voici qu’aujourd’hui tout est vrai,  tout est là; mission accomplie !

Mains d’hier poussièreuses, pieds boueux, yeux remplis d’espoir du lendemain, visages ravagés par le vent, le soleil torride y imprimant à sa manière ces rides profondes à ces hommes  à qui nous devons tant.  Visages toujours présents malgré le temps passé qui, bien malgré eux, précèdent nos pas en ce Jardin aux souvenirs…

Alors nous autres, admis à errer dans ces allées de Paix, à respirer le parfum de ces lis si admirés par le fondateur, qui ornent maintenant ces parterres, comment ne pas y trouver le bonheur !

C’est étonnant; tout est doux. Très doux, émouvant dans ce lieu où l’homme et la nature se retrouvent.

Mais quel pouvoir possède donc le Jardin ?

Jardin des humbles, de monsieur “tout-le-monde” qui y vient; ce Jardin où l’on marche doucement, sentant ces mystérieux pas qui nous guident vers ces senteurs  et couleurs inconnues du simple citoyen.

Le présent y rejoint l’autrefois; ces mêmes pas se mettent au rythme du nôtre, on n’y voit personne…Mais, il y a quelqu’un…

Jean-Pierre Bellemare (9 juillet 2001)

Promener le curseur (souris) sur la photo et elle s’agrandira…..

Remerciements de Jacques Lafrenière

Bonjour les amis, merci pour cette journée magnifique. Merci aussi à tous ceux et celles qui ont organisé cette fête: un travail d’équipe extraordinaire.

J’aimerais préciser aujourd’hui la signification du mot Iris, qui est le symbole même de la beauté. Iris signifie arc-en-ciel. Pour les amateurs de mythologie grecque, c’est le nom d’une déesse qui était la messagère des dieux et plus précisément du dieu Hera qu’on associait  justement à l’arc-en-ciel.

La mission du Jardin continue, on nous parle déjà de la préparation du 100e anniversaire. Nous sommes tous chanceux d’avoir pu nous épanouir dans un paradis terrestre aussi merveilleux. Pour ma part,  toute ma vie au Jardin était extraordinaire. Grâce à Dieu, je n’ai jamais connu un seul jour de grève; excusez-moi j’étais en grève à la Pépinière provinciale de Berthierville, dans ma deuxième carrière en août 1985. Mes meilleurs souvenirs étaient aux Serres Louis-Dupire. À cet endroit, j’ai côtoyé des jardiniers extraordinaires. Je pense à Joseph Dias, Paul Kayser et Claude Lefebvre, Robert Laporte et beaucoup d’autres.  Entourés de plantes vertes, de potées fleuries et de plates-bandes remplies d’oeillets et de gerberas, j’y ai connu des jours de pur bonheur.
 
En terminant, il faut souligner le précieux travail de  Lise et   Normand Miron,  Lucille Savoie, Roselyne Rioux et enfin Yvette Petibois-Paillé, son conjoint André Paillé, tous ceux qui ont initié  cette belle célébration. Je suis plein de reconnaissance envers toute cette belle équipe et tous ceux que j’ai pu oublier. Une chose reste certaine, en bon Québécois, “Je me souviens” et je ne vous oublierai jamais.

Merci à Pierre Bourque,  Madame Anne Charpentier et notre président Normand Rosa.

Jacques Lafrenière

 

Traduction libre: “Considérez les lis des champs, voyez comment ils croissent”
Si le problème a une solution il ne sert à rien de s’inquiéter, mais s’il n’y a pas de solution, s’inquiéter ne changera rien. Bouddha