Mardi, 10 juillet 2012, des membres de l’ARJBM
ont visité le quartier « Plateau Mont-Royal »
Les responsables de l’ARJBM ont communiqué avec la Compagnie Kaléidoscope qui nous offrait un guide spécialisé pour la visite d’un quartier de Montréal. Pour notre première visite, nous avons choisi de visiter le Plateau Mont-Royal. Le but de cette incursion commentée est de découvrir l’histoire, l’ architecture et le patrimoine du quartier. Pour notre part, nous avons opté pour la visite de deux heures où nous partions du Métro Mont-Royal, en plein coeur du Plateau, pour se terminer au restaurant du Parc La Fontaine. La délimitation du Plateau-Mont-Royal est la suivante : au nord et au nord-est, les voies ferrées du Canadien Pacifique (CP) , à l’ouest, l’avenue du Parc jusqu’à l’échangeur des Pins et la rue Université et, au sud, la rue Sherbrooke.
Notre guide était Monsieur Fernand Lafleur, retraité qui, depuis plus de dix ans, se passionne pour l’histoire des quartiers de Montréal. Après une présentation de la rue Mont-Royal, des édifices avoisinants la station de métro, on apprenait que le village Saint-Jean-Baptiste situé au nord de la rue Sherbrooke jusqu’à la rue Duluth, était la partie habitée par des familles anglophones au XIXe siècle. La partie nord était quant à elle constituée du village Saint-Louis. Puis, tout près des carrières de granit, apparaît le Coteau St-Louis qui deviendra le village de Côte St-Louis et St-louis de Mile-End. En 1893, le Coteau Saint-Louis est annexé par la ville de Montréal, suivra, en 1909, le village DeLorimier et St-Louis de Mile-End. Au début du XXe siècle le quartier devient cosmopolite avec l’arrivée de nombreux immigrants de l’Europe où plusieurs nouveaux commerces prennent place sur le boulevard St-Laurent et sur la rue Mont-Royal; aujourd’hui, plus de 100,000 habitants y vivent.
Maison de la culture
En face de la station de métro se trouve l’édifice des Soeurs de Ste-Croix, construit en 1896; d’abord la maison était un pensionnat où ces religieuses ont oeuvré à l’ éducation des jeunes filles . Cet édifice en pierres devient en 1984 la Maison de la culture et la bibliothèque du Plateau Mont-Royal.
Nous nous dirigeons vers le sanctuaire du Saint-Sacrement (500 rue Mont-Royal, est) qui fut construit entre 1892 et 1894. On raconte
que les paroissiens pouvaient acheter des pierres aux coûts de 10$ et 25$ et les offrir à l’église. Quelque 800 personnes peuvent prendre place dans ce temple. À l’intérieur de l’église on y découvre trois nefs. Toute la décoration de l’église est en bois sculpté et peinte.
En 1894, un orgue Casavant y fut installé.
On pouvait découvrir, au plafond du temple, la « Dernière cène » du peintre québécois (Fin XIXe et début XXe siècle), Georges Delfosse (1869-1939) surnommé « le peintre de la lumière ».
Enfin, mentionnons qu’au début du XXe siècle, le jeune poète Émile Nelligan y récitait des vers.
En 1979, les ministères des Affaires culturelles classa le bâtiment comme « monument historique ».
En arpentant la rue Mont-Royal, notre guide, monsieur Lafleur, nous invite à regarder l’architecture des maisons et commerces qui furent ajoutés, dans la devanture des maisons, au rez-de-chaussée.
Les rues du quartier
Notre guide attire notre attention sur l’architecture des maisons; le balcon connaît son plein essor. Les escaliers en colimaçon ou droits glissent vers la rue. Au XIXe siècle, époque de la reine d’Angleterre Victoria, son influence se fait sentir au Canada. Les maisons des riches sont ornées de corniches élaborées, de grandes fenêtres aux magnifiques vitraux qui au XXe siècle seront inspirés de l’ art déco. De plus, aujourd’hui, nous découvrons dans ces quartiers restaurés des cours intérieures, des petits jardins et des petits coins de verdure.
Maison Camilien Houde
Résidence de Camilien Houde
4455 St-Hubert
Camilien Houde (13 août 1889-11 septembre 1958)
Au 4455 rue Saint-Hubert se trouve l’ancienne maison de Camilien Houde, maire de Montréal de 1928 à 1954.
Maison de Michel Tremblay, rue Fabre
Le groupe de l’ARJBM face à la maison, rue Fabre, où Michel Tremblay passa son enfance
Notre cicérone nous conduisit sur la rue Fabre, entre Gilford et Mont-Royal, au numéro civique 4690, au deuxième étage. De 1940 à 1960, l’écrivain Michel Tremblay (1942- ) fait revivre les gens de sa famille et les gens du peuple, ordinaires ou en marge de cette société. Il trace ainsi le portrait des Québécois après la deuxième guerre dans le quartier du Plateau.
Dans l’appartement de la rue Fabre, la famille Tremblay (Armand Tremblay et Rhéauna Rathier ) partage le logement familial avec des oncles, tantes, cousines et grands-parents (trois familles dans sept pièces) d’où naîtront des drames humains tirés de la quotidienneté et de l’imaginaire du jeune Tremblay.
Parc La Fontaine –
Le gouvernement fédéral acheta le terrain du parc qui faisait partie de la ferme Logan pour en faire un centre militaire et d’exercices pour ses soldats.
En 1888, la ville de Montréal aménage le site en parc où les citadins pratiquent différents sports en été comme en hiver tels: course à pied, pédalo, patin à glace. Au niveau culturel, le parc offre du théâtre (Théâtre de la Verdure) en plein air ou encore, des concerts de musique.
Restaurant (bistro culturel) Espace La Fontaine
Resto
Fondé en 2010, le resto Espace La Fontaine est un organisme à but non lucratif, dont la mission estd’offrir les services de restauration du chalet du parc La Fontaine et de voir à l’élaboration des activités culturelles et éducatives qui y sont présentées. Le restaurant propose des repas santé de qualité à bons prix. Notons que les commerçants du quartier approvisionnent l’Espace La Fontaine.
Si tu laisses reposer une eau boueuse, elle s’éclaircira.De même, si tu laisses reposer ton esprit troublé, la chose à faire t’apparaîtra clairement. Bouddha


