Jean-Pierre Bellemare
Club Iris Espace pour la Vie
Jardin botanique de Montréal
Montréal, 9 décembre 2021
Mesdames et Messieurs,
« Mon cher Jean-Pierre »,
Ce n’est pas facile pour nous que de tracer le portrait de la vie d’un homme de carrière. Celui que nous honorons aujourd’hui est une personne de grande qualité : homme de foi, de passion, de dévouement, de respect et un homme d’action.
Jean-Pierre rêvait depuis longtemps de travailler au Jardin botanique, en ce lieu béni des dieux, de Duplessis et du maire Camillien Houde. Les belles années d’euphories surgissaient après la grande noirceur et la révolution tranquille. C’est dans cette « vénérable institution » rajoutera-t-il, celle du célèbre Frère Marie-Victorin, pour lequel il avait un profond respect, que Jean-Pierre s’est exécuté.
Le 18 août 1958, Jean-Pierre fait son entrée au Jardin botanique comme étudiant à l’École d’apprentissage horticole du Jardin botanique. Jean-Pierre était le dernier étudiant à être accepté puisque l’école fermera ses portes vers 1962. L’École offrait, à ce moment, un cours théorique (a.m.) et pratique (p.m.), élaboré sur 3 ans et les étudiants en sortaient bien formés au monde horticole. Il faut noter que les jardiniers travaillant à l’extérieur l’été se retrouvaient, en hiver, à l’intérieur des serres pour aider au nettoyage en général. Pendant son cours, notons que son coloc du temps était Benoît Chartrand que vous avez sans doute tous connus.
Jean-Pierre se fait connaître au Jardin; il donne ses impressions sur le Jardin, se fait des amis et se balade à travers les serres. Un jour le photographe du Jardin M. Roméo Meloche le remarque; le jeune jardinier s’intéressait à tout, posait des questions et c’est ainsi que s’établit un lien de confiance entre les deux personnages.
Roméo Meloche responsable de la photothèque avait besoin d’aide et il venait de trouver son homme. Le jeune Bellemare avait une soif d’apprendre et de s’améliorer. Quelques mois plus tard, lors des hivers 1964-67, Jean-Pierre avait eu la permission du directeur de venir aider Roméo Meloche pour la classification des documents.
Jean-Pierre sera chargé de classifier toutes les photos et diapositives et surtout de répondre aux demandes des intéressés : professeurs, journalistes, étudiants, etc, etc. et d’en faire le suivi. En 1966-67, juste avant l’Expo, le directeur Desmarais acceptait que Jean-Pierre aide Roméo; il y avait eu trop d’abus, trop de pertes de documents. En 1967 il travaille en continu et toute l’année à la diapothèque C’est ainsi que Jean-Pierre passa des serres à un bureau au 2e étage, lui le col bleu avait maintenant un travail de col blanc. Certains le virent d’un mauvais œil au grand dam de Jean-Pierre. Il y travaillera avec passion à classifier les documents à la diapothèque pendant quelque 32 ans, jusqu’en 1990. À son arrivée en poste il y avait quelque 500 diapositives à identifier et à classer. À sa retraite, « le Moine du Jardin », Jean-Pierre, avait décrit, classifié et numéroté les 119,000 diapositives et il rajoutait sans vantardise « j’en connaissais 99% de bonne mémoire ». Notons que le jeune directeur, fraîchement nommé, Pierre Bourque lui avait trouvé un coin bureau avec téléphone, pour tenir l’historique de la petite histoire du Jardin.
Puis, avec toutes ces années d’expérience pratique, Jean-Pierre et Raymond Carrier rencontrent Lise Cormier, directrice de l’époque, pour mettre sur pied un Club des anciens du Jardin. Madame Cormier accepta avec enthousiasme et c’est ainsi qu’en 1996 était créé le Club Iris (Les anciens du Jardin qui deviendront les retraités du Jardin botanique). Aujourd’hui, après 25 ans nous sommes fiers de compter plus de 200 membres. Dans cette salle nous saluons les 5 anciens présidents : Normand Cornellier, Jean Wergifosse, Maurice Beauchamp, Lise Miron et Normand Rosa.
Jean-Pierre aimait l’histoire et s’intéressait au quotidien aux événements du Jardin. Plus d’une fois l’a-t-on vu donner des références, présenter des photos et décrire l’arrière du décor. À la retraite, dans ses archives personnelles, Jean-Pierre compte 216 cassettes d’entrevues des séniors dont : les Rita Dubé, Wilfrid Meloche etc, etc, De plus, il a monté plusieurs cartables avec photos et textes manuscrits qui totalisent plus de 1124 pages sur le quotidien du Jardin. Tantôt, notre président annoncera l’intention de Jean-Pierre à propos de ses documents historiques.
Avec le temps, le Club Iris a évolué avec ses rencontres, ses dîners et ses activités. Le Club Iris peut maintenant rejoindre tout son monde avec le journal L’Iris ainsi que via le site web. Jean-Pierre est un des collaborateurs habituels du journal et du site web, d’où il signe une série sur « L’histoire du Jardin ».
Enfin, dirons-nous, c’est le moment d’honorer ceux qui ont fait un travail remarquable au Jardin. C’est avec plaisir que nous te rendons hommage pour tout le dévouement que toi Jean-Pierre tu as fait preuve pendant toute ta carrière au Jardin.
C’est également avec plaisir que nous t’offrons cette marque d’approbation et de sincérité de la part des membres du Club Iris.
Merci Jean-Pierre et bonne retraite,
Normand Miron / Conseiller
Lucille Savoie / Secrétaire
Roselyne Rioux / Réviseure
Normand Rosa / Président du CIEJBM
Si ce que vous faites n’est pas vous mener vers vos objectifs, alors il va vous mener loin de vos objectifs Brian Tracy
